Une régression ?

La régression, si elle ne relève pas d’une pathologie diagnostiquée par un professionnel (médecin, psychologue) est une preuve tangible d’intégration chez les jeunes sujets en apprentissage !

Tout d’abord, une régression revêt quasi systématiquement un caractère temporaire. De plus, la succession d’apprentissages, qui, rappelons-le, ne se limite pas simplement à l’effort scolaire, engendre inévitablement un travail de classement inconscient de la part de l’élève. Si ses capacités sont immenses, elles ne sont cependant pas illimitées et encore moins immédiates et simultanées.

Il semble important ici de rappeler très brièvement le rôle incontournable du sommeil chez l’enfant et l’adolescent. La « décantation » et le classement en divers rubriques qui s’échelonnent de : « sans intérêt » à « ne surtout pas oublier ! », se fait de manière inconsciente et automatique durant le sommeil nocturne. Sans entrer dans des détails dont ce site n’est pas l’objet (il est évoqué ici les différents types de sommeil : paradoxal et profond, entre autres), si la quantité de sommeil est insuffisante chez le jeune, le travail d’organisation du cerveau ne peut pas se faire dans de bonnes conditions. Il se crée alors une « file d’attente(s) » qui, si elle s’allonge démesurément, ne permet plus à l’enfant d’intégrer de nouvelles connaissances. Celles-ci se verront systématiquement reléguées dans la « file » avec un effet d’entonnoir.

Une liste d’attente où l’enfant n’ira sélectionner que les informations les plus « utiles », celles qui lui permettront de répondre à ses besoins de base les plus « urgents »  : besoins physiologiques, besoin d’affection et de sécurité, besoin de socialisation (selon Maslow), on notera d’ailleurs que la prise en compte (assimilation et réponse) de ceux-ci s’est faite pendant un « temps » de l’enfance, la petite enfance en l’occurrence, où le sujet avait logiquement et nomalement, un sommeil suffisant. Mais force est de constater que cette assimilation s’est opérée ! Il n’y a donc aucune raison de craindre une régression et encore moins une ou des incapacité(s) !

Dans ses conditions, une « régression » n’est peut-être, peut-être, qu’une accumulation d’informations non traitées. D’ailleurs, l’enfant, de lui-même, presque instinctivement, refusera les nouveaux apprentissages, ou, et c’est sans doute bien pire, fera « semblant » pour ne pas décevoir son entourage, ne pas attirer l’attention sur ce qu’il sentira comme l’émergence d’une difficulté, ou simplement ne pas s’exposer en état de faiblesse. Il developpera tout un arsenal de stratégies subtiles qu’il est difficile d’identifier lorsqu’on ne cherche pas dans la bonne direction. C’est d’ailleurs tout l’intérêt de la démarche prônée tout au long des pages de ce site.

N’importe quel entraîneur sportif, s’il connaît bien les mécanismes d’intégration, sait que le travail de répétition gestuelle ne donne ses fruits qu’après un certain temps qui dépend des individus et de leur mémoire musculaire.

Osons ce parallèle ! La célèbre maxime qui prétend « qu’on peut faire plusieurs choses à la fois mais ne penser qu’à une seule » mérite d’être considérée. Lorsque les difficultées s’amoncellent, ne rechignons pas à élargir le spectre des ressources. La transversalité des disciplines est un outil dont il ne faut pas se priver.

La régression n’est souvent qu’une phase de « plateau », un temps où l’assimilation est souterraine et donc invisible. Prendre garde aux interprétations hâtives est impératif.

Et il faut pour finir reparler de l’indispensable patience ! Celle à laquelle les adultes et l’environnement social des enfants opposent l’urgence. L’urgence de ne perdre aucun temps dans la course effrénée à la réussite, aux satisfactions immédiates et à une reconnaissance toujours soumise à la preuve des résultats. Cette pression, cette remise en cause permanente, ne permet guère de se constituer une solide confiance en soi. Or, si l’apprentissage a déjà eu lieu, quelque soit le domaine, c’est qu’il a été possible et donc qu’il l’est encore ! Ce qui a déjà été fait se refera.

Il faut juste le permettre.

http://www.myessentia.com/fr/recherche/importances-du-sommeil

Les sites qui évoquent le sujet du sommeil ne manquent pas. Beaucoup abordent le sujet sous l’angle de la santé, et c’est le plus important. Plus rares sont ceux qui font le lien avec l’échec scolaire ou les difficultés d’apprentissage.

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